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Carthage était une cité de l’Antiquité située au Nord-Est de l’Afrique. Fondée aux alentours de 813 avant Jésus-Christ, elle précéda la République romaine d’environ 300 ans et était la principale rivale de Rome de 275 avant J.-C à 145 avant J.-C. Fondée par ces constructeurs de navires et commerçants de l’Antiquité, les Phéniciens, Carthage devint une grande puissance mercantile de commerce dans la Méditerranée. Au cours des siècles, elle étendit sa sphère d'influence politique et économique et ses contacts commerciaux à la Sicile, la Sardaigne et la Corse. Son influence et son commerce en expansion amenèrent finalement Carthage dans une position de concurrence et de conflit avec la puissance naissante de Rome.
Carthage préférait le mercantilisme au militarisme, les affaires et la rentrée de l'argent au combat, ou à la préparation au combat (ceci n’a-t-il pas un accent familier?). Les citoyens de Carthage étaient réticents à entrer dans le service militaire (hum?), ainsi le Grand Conseil était forcé de compter sur des esclaves conscrits et des mercenaires payés.
Néanmoins, Carthage était capable de composer des armées substantielles sous des généraux compétents, y compris le grand Hannibal et ses éléphants étonnants. La pratique carthaginoise de crucifier sur les portes de la ville les généraux qui avaient subi un échec, avait sans aucun doute un certain degré minime d'influence sur leur performance dans la bataille!
Au cours de la période allant de 264 avant J.-C à 201 avant J.-C., Carthage fit deux fois la guerre contre Rome (ceci fut connu des historiens sous le nom des Guerres Puniques). Les deux guerres furent engagées jusqu’au retrait militaire, mais Carthage fut forcée de reconnaître l’hégémonie politique de Rome.
Il y eut une paix difficile entre Carthage et Rome pendant 51 ans, de 201 à 150 avant J.-C (l'économiste britannique John Maynard Keynes écrivit un livre dans les années 1920 intitulé "A Carthaginian Peace " (Une Paix Carthaginoise), relatant la période située entre la Première Guerre Mondiale et la Deuxième Guerre Mondiale). Pendant ce temps, Carthage, confiante dans les intentions et représentations romaines, retourna à son empire de commerce et prospéra. Rome, toutefois, comprit que Carthage était une rivale qui devait finalement être éliminée. Le célèbre orateur romain Cato finissait tous ses discours au Sénat Romain (indépendamment du sujet) avec les mots suivants: " Ceterum censeo Delendam esse Carthaginem ", ce qui veut dire : " Ceci dit, je pense que Carthage doit être détruite. " [i]
Le jour des règlements de compte arriva finalement. En 151 avant J.-C., Carthage déclara la guerre au roi de Numidie en raison de ses attaques répétées contre les intérêts carthaginois. Mais Numidie était un ami de Rome. Rome, à son tour, déclara la guerre à Carthage. Bien que riche en commerce et en population, Carthage n'avait pas d'alliés engagés à ses côtés, ni de mercenaires, et n’était globalement pas préparée à la guerre.
Une délégation de paix carthaginoise fut rapidement envoyée à Rome avec pleine autorité pour négocier la paix et satisfaire à toutes les demandes. Le Sénat Romain promit que si Carthage livrait en otage 300 enfants issus des plus nobles familles, et remettait toutes ses armes et machines de guerre, la liberté et l'intégrité territoriale de Carthage lui seraient garanties (désarmement unilatéral pour élaborer la paix - garanti!). Carthage était inquiète mais elle se soumit au lieu d’aller faire la guerre contre Rome. Les otages furent accordés et les arsenaux vidés. Carthage avait " honoré le traité " et était maintenant sans défense.
Lorsque toutes les exigences du Sénat avaient été satisfaites, les Consuls romains, agissant sur des instructions secrètes (!) du Sénat, exigèrent en plus que la population de Carthage se retirât à 15 kilomètres de la ville qui devait alors être brûlée à ras le sol (je suppose que ces "détails" étaient quelque part écrits en petits caractères qui échappèrent à l'attention de tous, ou faisaient peut-être partie d'un " protocole secret ").
Les ambassadeurs carthaginois furent consternés, comme le sont généralement des politiciens et des diplomates quand la réalité survient. En vain protestèrent-ils, disant que le fait de détruire une ville qui avait fourni des otages et avait rendu les armes sans déclencher de frappe, équivalait à commettre une atrocité déloyale inconnue de l'histoire (et des diplomates, apparemment). Les Consuls répondirent que telles étaient les clauses établies (secrètement, souvenez-vous) par le Sénat romain et qu’elles ne pouvaient pas être modifiées.
Lorsque ces nouvelles parvinrent à Carthage, la population devint folle furieuse. Des groupes de gens enragés se saisirent des ambassadeurs à leur retour, les traînèrent à travers les rues et les lapidèrent à mort. D'autres se tinrent debout simplement dans les arsenaux vides et y pleurèrent ouvertement.
Mais le désespoir donna naissance à la détermination. Les bâtiments furent abattus et le métal et le bois de construction en furent extraits. Les statues religieuses furent fondues pour forger des épées. Le femmes se rasèrent la tête et utilisèrent leurs cheveux pour fabriquer des cordes. En l’espace de deux mois, les Carthaginois désespérés fabriquèrent 8000 boucliers, 18000 épées, 30000 lances, 60000 projectiles de catapulte et 120 bateaux pour défendre le port intérieur.
Pendant trois années marquées par la brutalité, Carthage résista au siège par voie terrestre et maritime. Finalement, vers la fin de l’année 147 avant J.-C, les légions romaines ébréchèrent les murailles. Les Carthaginois, décimés par la famine, combattirent maison par maison, mais furent finalement obligés de se rendre. Les 10 % de la population qui survécurent au siège furent vendus comme esclaves et la ville fut pillée par les légions.
Le Sénat romain, qui avait "garanti" la liberté et l'intégrité territoriale de Carthage, donna maintenant l’ordre de raser la ville à ras le sol, de labourer le sol sous le sel et de l’ensemencer de sel, de placer une malédiction formelle sur quiconque voudrait bâtir sur le site (Quel chagrin! Pat Buchanan avait raison. La guerre culturelle est vraiment religieuse dans sa nature! Les gens savaient cela depuis l’époque antique des Romains). La ville de Carthage fut brûlée pendant dix-sept jours. Il n'y eut aucun traité de paix. L'état de Carthage n’existait plus.
du matériel à disposition
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préparation et exercice sur terrain
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