Lieu d’accueil et de convivialité, la Vlaams Huis (Maison Flamande) vous ouvre ses portes le Mardi, Mercredi, Jeudi, Dimanche de 17h à 23h et Vendredi et Samedi de 17h à 03h (entrer portail blanc, local en fond de cour) Pour une réservation, un renseignement ou autre. vlaams-huis@hotmail.fr tel :06 43 57 38 39
Entre la peste et le cholera, il faudra bien choisir…
La maison flamande prend acte des résultats du premier tour de l’élection présidentielle.
Sur un plan strictement politique, elle estime que ni François Hollande ni Nicolas Sarkozy, tous deux les candidats du même système, ne sauront ni ne voudront apporter les réponses que la France attend.
Tous deux sont inféodés au pouvoir tout puissant des banques, tous deux favoriseront l’internationalisme et accentueront les méfaits de la mondialisation.
Nous n’attendons rien de bon ni de l’un ni de l’autre.
Mais d’un point de vue purement pratique, nous nous devons aussi de réfléchir à ce qui nous permettra de continuer notre militantisme, de continuer à infléchir par nos actions sur la réflexion de nos concitoyens.
Et là, les deux finalistes ne sont pas à égalité.
Car si l’UMP nous tolère, et nous laisse nous exprimer à peu près librement, il n’en sera pas de même avec un pouvoir socialiste.
Souvenons-nous du souhait de Martine Aubry de faire interdire notre manifestation du 8 octobre dernier, alors même qu’aucun élément ne permettait de nous imputer quelque dérapage que se soit, mais uniquement car elle n’est pas d’accord avec nous.
Que se passera-t-il si elle devient Premier Ministre ?
Souvenons-nous aussi de l’insistance avec laquelle la gauche locale réclame régulièrement notre fermeture, bien que nous soyons toujours dans la plus stricte légalité.
Un pouvoir de gauche, nous le savons, restreindra de beaucoup notre liberté et la portée de nos actions.
Considérons aussi les promesses du candidat Hollande.
Parmi celles-ci on retrouve sa volonté d’accorder le droit de vote aux étrangers, dans le plus pur mépris des citoyens français.
Et même si ce droit n’est accordé qu’aux élections locales, moult municipalités, notamment dans notre province, se verraient soumise à des intérêts étrangers.
Ce n’est pas tolérable. François Hollande est aussi le candidat qui flirte le plus avec l’islam.
Nous en voulons pour preuve les multiples signaux envoyés à ces derniers par les communes socialistes : repas halal dans les cantines, horaires de piscine aménagés pour les femmes musulmanes, etc.
Ceux-ci ne s’y trompent d’ailleurs pas puisque beaucoup de responsables religieux musulmans appellent à voter François Hollande (Il faut voter aujourd’hui contre Nicolas Sarkozy “pour défendre notre dignité contre l’islamophobie et la stigmatisation des membres de notre communauté”, a estimé ainsi Mohamed Salah Hamza, recteur de la mosquée du 18ème arrondissement de Paris. De leur côté, Kamel Kabtane, recteur de la Grande Mosquée de Lyon, Azzedine Gaci, de la mosquée de Villeurbanne, Laid Bendidi, de Saint-Fons, ou Fawzi Hamdi, recteur à Vaulx-en-Velin, ont appelé également “Les musulmans de France à ne pas rester les bras croisés”.
C’est un réflexe politicien et uniquement électoraliste, né de la déception de ne pas avoir vu Marine Le Pen se qualifier pour le second tour, ni même d’avoir atteint la barre des 20% qu’elle visait, et encore moins celle des 30% que son entourage citait à tour de bras sur les plateaux de télévision.
Mais la frustration ne doit pas dicter les choix politiques.
Les arguments développés par ces cadres ne sont pas valides. Ils estiment en effet que François Hollande président détruira l’UMP et le réflexe du vote utile lors des prochains scrutins.
Mais ne nous y trompons pas, le système sait comment se défendre, et les élections à venir démontreront quel que soit le résultat du 6 mai que les uns et les autres savent se protéger mutuellement.
Tout miser sur les élections, en oubliant le travail de terrain, est le plus grand leurre entretenu par nos adversaires, et nous regrettons la facilité avec laquelle le FN tombe dans ce piège grossier.
Quand à l’argument, entendu ici et là, selon lequel la présidence de François Hollande entrainerait une chute plus rapide du système que nous combattons, c’est oublier un peu vite qu’entre les deux qualifiés du second tour, il n’y a guère de différence de fond, et que l’un comme l’autre nous mènent inexorablement vers la pente fatale.
En conclusion, et même si les membres et adhérents de la Maison du Peuple Flamand n’ont pas plus à attendre de Nicolas Sarkozy que de François Hollande, au moins le premier nous laissera-t-il nous exprimer et continuer notre indispensable travail de terrain quand le second fera tout ce qui est en son pouvoir pour nous annihiler.
Nous appelons donc officiellement tous ceux qui nous soutiennent à faire barrage à François Hollande le 6 mai.
A vous de convaincre votre entourage, on compte sur vous.