Lieu d’accueil et de convivialité, la Vlaams Huis (Maison Flamande) vous ouvre ses portes le Mardi, Mercredi, Jeudi, Dimanche de 17h à 23h et Vendredi et Samedi de 17h à 03h (entrer portail blanc, local en fond de cour) Pour une réservation, un renseignement ou autre. vlaams-huis@hotmail.fr tel :06 43 57 38 39
La tradition n’est pas le passé. C’est même ce qui ne passe pas. Elle nous vient du plus loin, mais elle est toujours actuelle. Elle est notre boussole intérieure, l’étalon des normes qui nous conviennent et qui ont survécu à tout ce qui a été fait pour nous changer. Prenons l’exemple de la place de la femme dans la société et, pour être plus précis, du corps de la femme. Depuis que l’immigration maghrébine nous a confrontés à une autre tradition, nous découvrons que cette visibilité de la femme dans nos sociétés nous est particulière. Elle est rejetée comme un scandale par les mentalités orientales dont l’Islam est la traduction. Mais le plus intéressant est d’observer la constance de cette particularité européenne à travers le temps. Du nord au sud de l’Europe, la présence sociale de la femme est restée omniprésente durant tout le Moyen Ag. Elle est attestée par l’histoire, la littérature et l’iconographie. La nudité antique revient même en force au XVIe siècle, époque pourtant de la Réforme, avec les nombreuses représentations dénudées et cependant pudiques, il faut le souligner, de femmes de haut lignage, dont Diane de Poitiers n’est qu’un exemple. Le respect social de la féminité et la louange de l’amour sensuel ne se sont jamais perdus. Pour preuve, le jaillissement littéraire de l’amour courtois à partir du XIIe siècle. En fait, l’histoire européenne des comportements pourrait être décrite comme le cours d’une rivière souterraine, invisible et pourtant bien réelle. La rivière souterraine de la tradition.
A lire : L'Amour et l'Occident, Denis de Rougemont